Adieu, Cher Jacques,
Jacques nous a quitté à l’aube d’une belle journée de printemps, une journée peut-être pareille à celle qui l’avait vu naître en 1945 à Marseille où son père était chauffeur de tram.
Une vie de travail et de courage. Premier enfant d’une fratrie de 10, atteint de tuberculose, une partie de sa petite enfance se passa dans les sanatorium. D’abord confié aux bonnes sœurs, il fut ensuite inscrit à seulement 10 ans à l’école de la Marine. Passionné de mécanique, il a suivi les cours en cachette alors que sa mère l’avait inscrit en Pâtisserie. D’office, il a commencé la mécanique à 13 ans et ne s’est arrêté que deux jours avant sa mort.
C’était la passion de toute une vie, toujours du cambouis sur les mains et sur les vêtements ! À six ans, sa fille garait déjà les voitures dans le garage de son père, son fils a aujourd’hui deux garages.
Une amie l’appelait Nounours… Tout est dit. Comme tous les gens qui se sont fait tout seul, il avait son caractère. Bourru parfois, avec un cœur d’or souvent, toujours prêt à rendre service.
La tuberculose n’avait pas eu raison de lui, comme si cela n’avait pas été suffisant, son corps fut ensuite meurtri par deux graves accidents du travail. Jamais Il ne s’est plaint. Assommé par la nouvelle de sa maladie, il n’a jamais sombré. Il s’est toujours battu. Il voulait vivre encore et encore.
La mort devait le savoir, c’est dans son sommeil qu'elle est venue le chercher le 30 mars.

Date de dernière mise à jour : 10/05/2026